Quand le corps a atteint ses limites

Leburn-out correspond à la phase d'épuisement physique et mental que nous vivons lorsque nous avons dépassé nos limites et que nous avons épuisé nos ressources énergétiques. Nousavons résisté à toutes les agressions physiques etpsychologiques sur la durée et notre corps n'a plus la force pour faire face à de nouveaux défis.

Savoir identifier la victime deburn-out

Aveuglée par le sentiment d'être un super-héros que rien ne peut atteindre,la victime de burn-out est souvent addict au travail, très impliquée, une personnalité perfectionniste, exigeante envers les autres et surtout envers elle-même, pour qui l'échec est inacceptable. Elle nie toute vulnérabilité et ne demande jamais d'aide à son entourage, de peur d'être taxée de faiblesse.

Elle est consciente qu'elle est fatiguée, qu'elle a tiré sur la corde jusqu'à son usure totale, qu'elle devrait rétablir l'équilibre entre sa savie privée et sa vie professionnelle. Mais, elle ne passe jamais à l'acte, car le travail passe avant tout : avant sa santé, avant ses amis, voire avant sa famille...

Si les symptômes du burn-out ne sont pas identifiés par un tiers (manager, proche, médecin), elle vaprogressivement et inexorablement se consumer de l'intérieur, comme un immeuble incendié, dont il ne reste plus rien, si ce n'est la façade, noircie mais intacte. Car, vue de l'extérieur, la victime du burn-out fera tout pour masquer ses symptômes. 

Cependant, les signauxd'alerte sont nombreux et ne doivent pas être négligés ou minorés :

  • Épuisementphysique et émotionnel chronique subsistant même après un arrêt de travail oudes vacances
  • Sentiments devide intense, d’inutilité, de peur, de désespoir, 
  • Sentiment de dépersonnalisation (détachement total à l'égard des personnes de son entourage, de ses clients, ou de ses amis)
  • Pertes demémoire et de concentration, difficulté à prendre des décisions
  • Troubles dusommeil
  • Perte deconfiance en soi et auto-dévalorisation
  • Désintérêt progressifpour son travail, pour son entourage et pour la vie, de manière générale
  • Troublesphysiques diverses : digestifs, maux de têtes, douleurs dorsales, hyper-tensionartérielle…
  • Changement ducomportement : irritabilité, hébétude ou hyperactivité, consommation de médicaments,d’alcool ou de stupéfiants
  • Idéessuicidaires

La sophrologie, une aide auchangement

La sophrologie, associée au protocole de psychothérapie positive, va permettre à lavictime de burn-out de comprendre et d'accepter ce qui lui arrive et seslimites, de l'aider à changer son mode de fonctionnement, de repenser sa relation au travail, et son organisation, etde retrouver les ressources pour travailler sereinement en écartant le stresstoxique.

Le parcours peut être long, mais ilpermet de retrouver confiance en soi, de renouer avec une dynamiquepersonnelle, de retrouver l’énergie perdue, et surtout, de reprendre uneactivité physique et intellectuelle.

J’organise des stages spécifiquementdédiés aux victimes de burn-out souhaitant être accompagnées dans leurprocessus de guérison et de changement de comportement ou de vie, nécessairepour éviter tout risque de récidive.

Comment ne pas récidiver après un burn-out ?

Pour avoir vécu un violent burn-out et expérimenté le retour en entreprise après une courte période d’arrêt maladie, ma première recommandation porte sur le temps nécessaire à votre corps et votre mental de retrouver leurs forces.

Après un burn-out, le risque majeur est celui de la rechute qui peut être beaucoup plus forte que le choc initial. Car, il s’agit bien de choc !

Je compare cette maladie à un long match de boxe dont on sort K.O après un nombre inexorable de round épuisants.

Après avoir perdu, de combat en combat, toute force physique et émotionnelle, tout sens de la relation humaine avec les autres et avec soi-même, et tout espoir en votre accomplissement personnel, le temps est venu de vous reposer. Il ne faut surtout pas négliger cette période pendant laquelle vous pouvez vous accorder le droit d’être inactif(ve), de ne rien contrôler et surtout de ne pas culpabiliser d’être malade.

Ce temps d’arrêt est proportionnel à votre état d’épuisement (entre 6 mois et 3 ans, selon la violence du burn-out) et, au-delà de votre médecin traitant, ou d’un psychiatre, vous devez profiter de cette période pour vous faire accompagner par un psychologue qui saura vous écouter, et par un sophrologue pour vous aider à gérer tant votre récupération que votre reprise, dans les meilleures conditions.

Eviter la récidive du burn-out, c’est d’abord comprendre qu’il faut changer !

Le « travail sur soi » est indispensable pour comprendre les différents facteurs déclencheurs du burn-out :

  • l’ambiance au travail
  • le travail lui-même
  • l’environnement
  • votre relation nocive ou votre addiction au travail
  • votre besoin de vous sentir indispensable
  • vos filtres personnels et vos croyances limitantes qui peuvent fausser la réalité
  • les facteurs psychiques et physiques extra-professionnels : famille, santé, finances, vie amoureuse…

Il convient également d’analyser et de redéfinir vos véritables priorités, tant sur le plan professionnel que personnel, pour retrouver le bonheur auquel vous avez droit.

Vous l’avez compris ! Vous devenez acteur ou actrice de votre propre guérison… Car, il s'agit bien d'une maladie.

Changez pour vous retrouver !


Stéphane Yaïch 

Coach - Sophrologue - Énergéticien à Colombes 

06 31 76 02 46

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